Ferrières-en-Gâtinais

Cité gâtinaise au passé chargé d’histoire

Ferrières-en-Gâtinais se situe au nord est du Loiret, environ 100 km au sud de Paris, en limite des départements de la Seine et Marne et de l’Yonne, non loin du carrefour des autoroutes A6 et A19. Cette commune fait partie de la région naturelle du Gâtinais qui s’étend sur les départements du Loiret, de l’Essonne, de Seine-et-Marne et de l’Yonne.

Ferrières doit son nom au minerai de fer affleurant dans la vallée de la Cléry. Un monastère est fondé par des disciples du moine irlandais Saint Colomban.
Au VIIe siècle, le roi Dagobert fait reconstruire le monastère, le met sous la juridiction papale. Déclarée abbaye royale par Philippe 1er, Ferrières connaît 600 ans de rayonnement spirituel et culturel remarquable.
Le IXe siècle est la période la plus brillante, qui adopte la réforme bénédictine. A sa tête, on trouve d’importantes personnalités du monde carolingien : Alcuin, Aldric, Loup. En 879, deux souverains, Louis III et Carloman, fils de Louis II le Bègue sont couronnés à Ferrières.
Aux XIIe et XIIIe siècles, le monastère vit une autre ère de prospérité, marquée par la reconstruction de l’église Saint-Pierre - Saint-Paul dont le pape Alexandre III consacre l’autel en 1163. Le monastère subit les désastres de la guerre de Cent Ans. La vie spirituelle et matérielle est rétablie par l’Abbé Louis de Blanchefort qui reconstruit les bâtiments monastiques. 
La ville relève sa muraille, achevée sous Henri II. Les rois de France viennent régulièrement. Au XVIIe, le prieur Don Morin écrit l’Histoire de l’abbaye et du Gâtinais.
La Révolution disperse les moines. Les bâtiments vendus comme biens nationaux sont en partie détruits. Les deux églises, aujourd’hui classées Monuments Historiques, sont sauvées par leur affectation au culte paroissial.
La ville de Ferrières a gardé un tracé orthogonal et des rues à consonnance médiévale. Son enceinte, discrète, est munie de tours dont seulement deux sont visibles.