Chauriat

Chauriat -mairie

D'un passé clunisien au fort villageois

Chauriat (homologable) possède un patrimoine riche et diversifié de part son héritage clunisien, son passé médiéval marqué par les vestiges du fort villageois et les maisons vigneronnes et bourgeoises, vestiges de l'économie du XIXe siècle.

Historique du village

Les origines de Chauriat remonteraient à l’époque préhistorique.

Cependant, la cité en tant que telle remonte au Moyen-âge. En effet, dès le Xe siècle, elle est rattachée au monastère de Sauxillanges comme en atteste les donations des trois églises de la commune. Trois églises antérieures au Xème siècle existaient : l’église Saint-Pierre, aujourd’hui disparue et qui devait occuper l’emplacement de l’actuelle église Saint Julien ; l’église Sainte-Marie, remaniée au XIIe siècle, mais qui a encore des parties carolingiennes ; la Chapelle Sainte-Marcelle dédiée à une jeune bergère originaire de Chauriat qui fit, selon la tradition populaire, la découverte d’une fontaine miraculeuse.

Une bulle pontificale de 1096 cite la donation de Saint-Julien parmi les possessions de l’abbaye de Sauxillanges, qui comptait comme l’une des cinq filles de l’abbaye de Cluny.

Au XIIIe siècle, La cité de Chauriat se dote d’un fort villageois ceinturé de fossés. C’est le roi Charles VII qui demanda à Gilbert de la Fayette, l’un de ses conseillers, de faire fortifier Le bourg. On relève encore des traces de ces anciennes murailles. Le fossé de la ville était alimenté en poissons afin de permettre aux habitants dotés d’un droit de pêche de se servir.

Attesté par les sources dès 1282, où l’on note la présence d’un fossé, le fort de Chauriat fut réellement fortifié par les habitants avant 1367. Après une augmentation exponentielle des habitants du fort ayant entraîné une destruction partielle du prieuré et de l’église St Julien, il est une nouvelle fois agrandi entre 1396 et 1452. Au-delà de cette limite se trouvait un fossé en eau, alimenté en poisson et dans lequel les habitants pouvaient pécher après s’être acquittés d’un droit de pêche. Par la suite, il continuera d’être entretenu au moins jusqu’en 1610 comme l’atteste le blason de la rue de l’Abbaye.

Le bourg avec ses quatre portes, datant elles aussi de la restauration du XVIIe, et son fossé resta intact jusqu’en 1786 où par soucis d’hygiène il fut décidé d’abattre les remparts afin de faire circuler l’air dans le bourg et d’enrayer une épidémie qui sévissait depuis plusieurs années.

Après la Révolution de 1789, on assiste à la vente des biens du clergé en "biens nationaux" et l’église paroissiale Ste-Marie est vendue au conventionel Rudel du Miral et transformée en grange puis en chais.